| Relance des taxes : un mauvais cap | Envoyer |
| Dimanche, 08 Novembre 2009 12:26 |
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C’est avec beaucoup d’étonnement que je viens d’apprendre que le rapport relatif au débat d’orientations budgétaires du gouvernement a été déposé hier à l’assemblée. De plus, je ne comprends pas cette précipitation, effectuée sans concertation des partenaires de la majorité, pour certains en déplacement à Paris pour assister au discours du Président Nicolas Sarkozy à l’occasion de l’ouverture du conseil interministériel de l’outre-mer. Evénement historique auquel, je le regrette, n’ont assisté ni le Président de la Polynésie française, ni son vice-président…
Et c’est avec un étonnement encore plus grand que j’apprends, par voie de presse, que le Président Oscar Temaru a choisi de mettre en place, dès le budget 2010, une série de mesures fiscales, qui auront pour seule conséquence de laminer le peu de confiance qui reste à nos partenaires économiques et de donner un coup de frein à la relance. Relance qui, avec cette augmentation brute et drastique des taxes, ne risque pas d’émerger en 2010 ! Concrètement, cela se traduira par une destruction des emplois (existants et nouveaux) et une hausse du coût de la vie (plus 2 points selon les syndicats !). Reçus à la présidence, vendredi dernier, les syndicats de patrons et salariés, interrogés par la presse, se disent « catastrophés » des annonces du gouvernement : - La création d’une nouvelle taxe sur le chiffre d’affaires appelé « taxe intérieur de solidarité » (TIS), de 1,5%... « une véritable TVA déguisée » selon les média et la plupart des syndicats ; - L’augmentation moyenne de la CST de 22% pour les tranches de salaires supérieurs à 350.000 FCFP ; - La hausse des cotisations maladies de 0,78% ; - La hausse des cotisations retraites de 0,51% (A) et 0,79% (B). En temps de crise, voilà un mauvais cap choisi par le Président Oscar Temaru ! La crise est une période difficile pour tout le monde. Pour les familles, pour les entreprises, pour les institutions du Pays. Mettre en place de nouveaux impôts, et récupérer sur une seule année, les 15 milliards de francs de manque à gagner annoncé par le ministre des finances, n’est pas envisageable ! Non, il faut privilégier au maximum la réduction des dépenses publiques et la réorganisation de ses moyens. Et s’il faut réviser la fiscalité à la hausse, il faut l’inscrire dans un plan de réforme pluriannuel, progressif, et obtenu après consensus des partenaires économiques et politiques. Or, pour l’heure, ce n’est, hélas, pas ce qui est prévu ! |
